Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU) a participé à la Consultation d'Oslo sur la lutte contre l'intolérance religieuse et le renforcement de la mise en œuvre de la résolution 16/18 du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies, qui s'est tenue les 13 et 14 janvier 2026 à Oslo, par l'intermédiaire de notre coordinateur Adrià Duarte.
La consultation a rassemblé un large éventail de parties prenantes impliquées dans la mise en œuvre de la résolution 16/18 du Conseil, incluant des gouvernements nationaux, le système des Nations Unies, des institutions nationales de défense des droits humains, des parlementaires, des organisations de la société civile, des acteurs religieux et confessionnels, des établissements universitaires ainsi que des réseaux municipaux transnationaux tels que la Coalition européenne des villes contre le racisme (ECCAR) et le Strong Cities Network.
Dans le cadre de ce dialogue multipartite, CGLU a présenté le point de vue des gouvernements locaux et régionaux (GLR), soulignant l'importance de la localisation des droits humains comme moyen essentiel pour traduire les engagements internationaux en actions locales concrètes. CGLU a mis en évidence la manière dont les municipalités mettent en œuvre la liberté de religion ou de croyance et la non-discrimination par le biais de politiques publiques inclusives, de plans d'action contre le racisme et pour l'égalité, de mécanismes participatifs et de dialogues communautaires, en s'attaquant à l'intolérance dans les espaces physiques et numériques.
La consultation a compté également avec un événement public le 14 janvier, auquel ont participé des représentants de haut niveau, dont la maire d'Oslo, Anne Lindboe, qui a réaffirmé l'engagement de la ville à construire des sociétés inclusives. Elle a souligné que « nous voulons une ville où tous les habitants se sentent chez eux », mettant en avant la diversité comme « l'une des plus belles forces de la ville ». Insistant sur le fait que « l'intolérance tue » et que « la discrimination sous toutes ses formes est inacceptable », la maire a également souligné l'importance d'un débat ouvert et honnête sur les pratiques religieuses lorsqu'elles peuvent porter atteinte à d'autres droits humains, dans le but ultime d'une acceptation totale. Dans un contexte d'intolérance religieuse croissante, la discussion a souligné l'urgence de lutter contre l'islamophobie et l'antisémitisme par des actions locales concrètes et un cadre commun en matière de droits humains.
La participation de CGLU a réaffirmé la nécessité d'ancrer la résolution 16/18 du Conseil des Droits de l’Homme dans la gouvernance locale, en veillant à ce que les expériences vécues par les villes et les communautés alimentent les cadres mondiaux en matière de droits humains et renforcent la coopération à plusieurs niveaux et entre les différentes parties prenantes dans la lutte contre l'intolérance religieuse.